Mauvaises surprises

Les scientifiques nomment ainsi des emballements de la machine climatique lorsqu’un seuil est dépassé. Dans un langage plus cru, on les appelle bombe à carbone. Des « surprises » ont déjà été observées lors de précédents réchauffements climatiques, à la fin d’une ère glaciaire. Le climat peut ainsi se réchauffer en quelques années de plusieurs degrés. Un exemple concerne les hydrates de méthane. Le méthane (CH4, qui n’est autre que le gaz naturel, à quelques « impuretés » près), est un gaz à effet de serre 23 fois plus réchauffant que le CO2. Il se forme lorsque la décomposition de la matière organique s’effectue avec un manque d’oxygène, et sous l’action de bactéries, un processus nommé méthanisation. Les sols humides (marais) sont très propices à cette création de méthane, qui est alors libéré dans l’atmosphère (cela peut donner lieu à des inflammations spontanées et l’on peut observer des feux follets). Si le sol est de plus gelé, le méthane reste piégé dans la glace sous la forme d’hydrates de méthane. Le sol de Sibérie est ainsi un immense réservoir de méthane (sans doute trop diffus pour être exploité industriellement) : le département des études géologiques des USA a évalué que ce réservoir pouvait être de la même ampleur que tout le gaz, le pétrole et le charbon réunis ! Cependant, le magazine Science & Vie d’avril 2006 donnait plutôt comme valeur 1 400 Gt, comparativement à 5000 Gt pour l’ensemble des combustibles fossiles. Si le sol se réchauffe, la glace fond et libère le méthane, ce qui a pour conséquence immédiate un emballement du réchauffement…

Cet article a été publié le Lundi 4 juin 2007 à 17:34 et est catégorisé sous Non classé. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

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